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Phèdre et La Fontaine |
Phèdre est un fabuliste latin du Ier siècle après Jésus Christ. Il est né à Thrace en 15 avant Jésus-Christ. Il arrive comme esclave à Rome mais se fait affranchir par Auguste. Ce citoyen romain enrichit la poésie latine d'un genre nouveau, grâce à des fables, inspirées de Esope (VI° siècle avant Jésus-Christ). Ses cent vingt-trois fables montrent les défauts de l'homme de manière humoristique. Cet homme meurt en 50 après Jésus-Christ.
Jean de La Fontaine est né à Château-Thierry en 1621. Etant le fils d'un "maître des eaux et des forêts", il surveille lui aussi la nature durant vingt ans. Jeune, il écrit des pièces, des contes et des fables, en s'inspirant de Phèdre. Malgré les critiques, il entre à l'Académie française en 1683. Après avoir écrit plus de cent cinquante fables, il meurt en 1695, à Paris.
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Lupus et agnus (Le loup et l'agneau) |
Voici tout d'abord le texte de Phèdre, suivi de sa traduction en français :
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Voici maintenant la fable de La Fontaine que nous connaissons mieux !
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La raison du plus fort est toujours la meilleure : |
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Vulpes et corvus (Le corbeau et le renard) |
Voici une autre fable bien connue ; nous vous proposons d'abord la version de Phèdre et sa traduction, puis celle de La Fontaine.
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Qui se laudari gaudet verbis subdolis fere dat
poenas turpi paenitentia. |
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Maître Corbeau, sur un arbre perché, |
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Plaute est le plus populaire des comiques latins. Il est né vers
254 av. J.-C. en Ombrie et mort en 184 av. J.-C. Il met en scène des
esclaves rusés, des matrones
revêches, des pères grondeurs, des
courtisanes, des
jeunes gens amoureux, avec un style plein de vie. Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est né au début de l'année 1622. Il commence des études chez les Jésuites, au collège de Clermont, puis se lance dans le droit. Malgré l'insistance de son père, Molière entame une carrière dans le théâtre, au lieu de devenir tapissier, comme ses ancêtres. |
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L'Aulularia (La Comédie de la Marmite) |
Cette pièce écrite en 200 av. J.-C., met en scène un vieillard, Euclion, qui a trouvé une marmite pleine d'or et qui craint durant toute la pièce de perdre son trésor. Dans l'extrait que nous vous proposons, le pauvre homme se montre très méfiant vis à vis de l'esclave Strobile qu'il accuse ici injustement et sans preuve. Ce dialogue a particulièrement inspiré Molière dans L'Avare ; il a réuni ces deux scènes en une seule, la scène 3 de l'acte I, où il met dans la même situation Harpagon et La Flèche. Nous pouvons noter une étrange ressemblance entre les deux textes !
Voici un extrait de la comédie de Plaute, accompagné de sa traduction.
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Acte I, scène 1 EUCLION - Exi, inquam, age exi ! Exeundum hercle tibi hinc est foras,
Acte I, scène 4 EUCLION - I foras, lumbrice, qui sub terra erepsisti modo, Plaute (v. 254 - 184 av. J.-C.) |
Acte I, scène 1 EUCLION -
Sors, te dis-je, allez, sors ! Il
faudra bien que tu sortes, par Hercule, maudite espionne, avec tes yeux sans cesse
à l'affût !
EUCLION - Sors de là, ver de terre, qui rampais là, en douce, à mes
pieds, sans te montrer ! Maintenant que tu te montres, tu es un homme mort
! Par Pollux, l'ensorceleur, je vais t'arranger de la belle manière ! |
Molière s'est donc inspiré de ces deux scènes, pour créer la scène 3 de l'acte I :
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Acte I, scène 3, Harpagon - Hors d'ici tout à
l'heure, et qu'on ne réplique pas ! Allons, que l'on détale de chez moi, maître
juré filou, vrai gibier de potence ! Molière (1622 - 1673) |
Molière et La Fontaine se sont donc bien inspirés de deux auteurs latins mais ils ont néanmoins modifié et enrichi les textes-modèles en opérant une véritable re-création.
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Cette page a été réalisée par Claire, Frédérique et Virginie en mai 2002.